faux miel

Faux miel : la méthode pour le reconnaître

Le miel est une solution efficace pour soigner le rhume, notamment pour soulager les maux de gorge. Grâce à ses vertus antiseptiques, il est devenu un remède de grand mère très utilisé lors des premiers symptômes. Il y a naturellement de plus en plus de personnes qui en achètent dans leur supermarché, à défaut de pouvoir en acheter ailleurs. Mais une pratique en plein développement vient d’être mise en lumière par une récente étude qui tend à prouver que deux sortes de miel sont commercialisées : le miel naturel et le miel de synthèse. Mais comment être sûr que l’on achète la bonne variété ? Voici quelques éléments de réponse.

Un miel ultra raffiné

Un article du magazine Food Safety News datant de Novembre 2011 a donc révélé que 76% de la gamme de miel vendus dans les supermarchés américains est issue de ce que l’on appelle « le miel ultra raffiné ». Cela signifie que le miel a subit un procédé consistant à écarter une grosse partie des impuretés, mais surtout à éliminer totalement le pollen. La plupart des marques concernées sont suspectées de pratiquer une forte filtration.

Beaucoup de personnes pensent que ce que l’on enlève au miel, autant la cire que le pollen sont des composants bénéfiques pour la santé, et contribuent à donner au miel les propriétés qu’on lui connait. Qui plus est, le fait de filtrer ces substances ne rendrait en rien le produit meilleur pour la santé,  le comble étant que cela n’augmenterait pas non plus la durée de conservation, comme semblent l’indiquer bon nombre de fabricants. Sans compter le prix, bien souvent supérieur à celui des autres variétés.

Contaminé aux métaux lourds

Mais selon le magazine américain, le fait qu’il n’y ait plus de traces de pollen serait un problème majeur. En effet, le pollen est la seule possibilité de connaître l’origine géographique du miel commercialisé. Cela peut paraître anodin, mais en réalité c’est très important, car le procédé de raffinage est souvent utilisé pour masquer la provenance douteuse de certains miels. En ligne de mire, le miel chinois, fortement taxé par les douanes en raison de sa contamination aux métaux lourds et aux antibiotiques. Pour contourner ces taxes mais continuer à être présent dans les supermarchés, les fabricants chinois empruntent des routes plus isolées pour l’importation de leur miel.

On découvre dans l’article que différents échantillons ont été envoyé au professeur Vaugh Bryant, spécialisé dans la tracabilité du pollen. Les résultats sont sans appels : on y découvre que 75% des échantillons ne contiennent pas de trace de pollen, ce qui les rend impossibles à tracer, et par conséquent potentiellement dangereux pour la santé. En revanche, les échantillons provenant de petites épiceries, de coopératives ou de magasins bio contiennent la teneur en pollen habituelle pour ce type de produit, donc elles remplissent leur rôle.

Complément : Liste des miels ne contenant pas de pollen (PDF)

Des mesures inexistantes

A la suite de cette étude, l’équivalent américain de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) a été grandement sollicitée afin de modifier la législation en vigueur. Il leur a été demandé de faire des efforts pour empêcher l’importation de miels hors la loi et ainsi éviter qu’ils ne se retrouvent dans les étals des supermarchés et mettent en danger les consommateurs. Malgré un intérêt de santé publique, aucune mesure n’a été prise pour le moment de la part de cet organisme.

En Europe, l’UE en a fait un peu plus, acceptant de modifier l’étiquetage des produits, et d’indiquer la mention « pollen » dans la liste des ingrédients si le produit en contient. C’est un premier pas, mais il ne faut pas crier victoire pour autant, car les apiculteurs considèrent que le pollen est un composant principal du miel, et ne doit pas être réduit au rang de simple composant.

 

En définitive, pour les consommateurs soucieux de leur santé et de la qualité de leurs aliments, il n y a qu’une solution : changer ses habitudes. Se rapprocher d’apiculteurs locaux (vous avez un exemple de liste ici) ou faire son marché dans les épiceries bio. Même si l’étude a révélé que le miel vendu dans ce genre de commerce ne contient pas ou peu de miel raffiné, il faut toujours vérifier sur l’étiquette afin d’être sûr de ce que l’on achète. En cas de doute, les apiculteurs locaux restent un gage de qualité : vous ferez marcher le commerce de proximité, et ferez par la même occasion un geste utile pour la préservation des abeilles. Si vous êtes également allergique au pollen, le miel local constitue un bon remède.

Et vous, vous l’achetez où votre miel ? Faites nous partager vos bons plans en commentaires :)

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